
Histoire |
Naissance
En Avril 1802,
Napoléon Bonaparte signe un Concordat avec le
Saint-Siège.
Profitant de la signature du Concordat, les habitants du "Travers de Bane"
obtiennent l'autorisation de l'Evêque de Mende et du Préfet de
l'Ardèche de construire une Eglise succursale de celle de Banne.
Huit
ans après, elle n'est pas encore terminée. Il est fait alors appel aux
habitants qui ont fourni 1000 Francs de l'époque, offerts 340 jours de
bêtes à dos pour transport de matériaux et 1360 jours de main d'oeuvre.
En 1810, en construisant l'église au Travers, les habitants ont
inconsciemment créé une collectivité.
Mais c'est en 1832, par ordonnance royale que l'ensemble des hameaux du
Travers forment une nouvelle commune: Saint-Paul-le-Jeune. Voir
texte
Les premiers pas
Le 30 Janvier 1833 le premier Maire, Mr Platon et son
premier adjoint, Mr
Lacroix Joseph Théodore
prêtent serment. La première décision à prendre sera la nomination d'un
garde champêtre. Il sera payé 350 francs par an, d'où un impôt pour les
habitants de Saint-Paul-le-Jeune.
Le 1er Août 1833, d'après une
circulaire du Préfet relative à l'instruction primaire, le conseil
décide la création d'une école primaire à Saint-Paul-le-Jeune. Il
faudra trouver 50 francs pour le loyer de l'école et 200 francs pour le
salaire de l'instituteur, d'où une décision d'une plus forte imposition
aux habitants de la commune.
...
Le 10 Août 1835 le conseil
municipal décide de rechercher les enfants indigents sur la commune;
ils seront reçus gratuitement à l'école: 24 enfants.
...
Le 6 Mai
1838 le conseil demande que le "piéton" chargé de distribuer les
lettres qui arrivent au chef lieu du canton, soit tenu de se rendre
tous
les jours dans la commune, le conseil considérant qu'un suivi
journalier pour la distribution des lettres est d'autant plus utile ...
qu'il peut y avoir des conséquences graves ...
Le 15 Novembre 1843: demande d'un pont sur la Claysse pour que tout le
monde puisse se rendre à l'église par temps de pluie.
11 Mai 1845: projet de construire une nouvelle église vu la petitesse
de celle construite en 1810. Une commission est créée.
...
12 Mai 1850:...
Recette buraliste:
le Maire rappelle l'intérêt d'avoir un receveur buraliste et par suite
un
bureau de tabac et des poudres. Le conseil municipal considérant que la
population de Saint-Paul-Le-Jeune s'élève à près de 1500 âmes, qu'une
route nationale traverse la commune, qu'à peu de distance de son
territoire se trouvent différents établissements de mines de houille,
hauts fourneaux et forges, que le vin produit dans la commune se
transporte essentiellement aux Salles de Gagnières ou à Bessège; qu'un
bureau de recettes établi à Saint-Paul-le-Jeune faciliterait les moyens
légaux de transport de vin; que le zèle du receveur buraliste doit
être encouragé par l'autorisation exclusive d'un débit de tabac et des
poudres qui en augmentant ses occupations l'indemnise jusqu'à un
certain point de l'assiduité qu'exigent les fonctions de receveur
buraliste.
...
L'Eau
"... Dans les
maisons, il n'y avait pas l'eau. On allait la chercher au lavoir; il y
a là-bas une source. Mais cette source a été abîmée quand on a fait le
tunnel du chemin de fer; elle n'est pas tarie, mais presque. A la
Gadilhe, il s'est passé la même chose ... C'est qu'il en fallait de
l'eau; il y avait le bétail: les chèvres, les cochons, les poules, les
lapins ... Ce n'était pas la même vie. S'il fallait s'y remettre, du
jour au lendemain, on n'y arriverait pas."
René
ROUSSEL (Exposition
1832-2000)
Ce
n'est qu'en 1913 que le Conseil Municipal considère que doter la
commune d'une eau potable se présente comme une nécessité absolue et
urgente, mais il importe d'obtenir l'aide de l'Etat. L'exécution des
travaux est initialement prévue par le service des Ponts et Chaussées,
mais le projet sera abandonné à cause de la guerre de 1914-18.
En
1920 il est remis à l'ordre du jour. La source située au lieu-dit
"La
Cassagne" retenue un premier temps, est délaissée en faveur
de la source du "Champval" qui peut fournir 65 litres d'eau
par
habitant et par jour. Le Conseil est d'avis d'adopter immédiatement le
projet de desservir tous les hameaux de la commune à partir de cette
source. Commencent les procédures de demandes de subventions et
d'adjudication des travaux qui se terminent en 1926. Le 25 avril 1926
le Conseil donne lecture d'une lettre de protestation contre le projet
d'adduction d'eau : 72 signataires soit 1/4 des familles de la commune .